Forum Agriculteurs et réseaux sociaux

> > > Forum Agriculteurs et réseaux sociaux

Retour sur le Forum Agriculteurs et Réseaux sociaux

Agriculteurs de Bretagne a organisé le 19 janvier dernier au Relecq Kerhuon un Forum sur le thème « Agriculteurs et réseaux sociaux », en présence d’intervenants agricoles et d’observateurs. La matinée a été riche en interventions et en échanges et nous tenons à remercier une nouvelle fois nos invités. Pour retrouver l’ambiance de cette demi-journée, retour en images grâce à cette vidéo réalisée par le Crédit Mutuel de Bretagne, qui nous a accueillis durant cette matinée.

 

Nous vous proposons les éléments-clés des interventions pour vous préparer à vous lancer sur les réseaux sociaux.

 

Paroles d’agriculteurs connectés

Jean-René Menier – producteur de céréales et de légumes de transformation (Twitter). Ses mots-clés : Être transparent, assumer ce que l’on écrit, être franc et honnête. Ses tweets les plus consultés sont ceux qui parlent de sa ferme. En 140 caractères, on peut passer un message fort, d’où l’importance de peser ses mots. Les réseaux sociaux sont l’occasion pour les agriculteurs de reprendre leur place dans la vie commerciale des produits.

 

Thierry Bailliet – producteur de légumes et de céréales (Youtube). Depuis 3 ans, Thierry réalise des vidéos car il veut changer l’image de son métier. Il aborde le machinisme, ses pratiques mais aussi des sujets plus délicats ou tabous. Le média vidéo apporte la réalité et le contact. Il faut être sincère pour communiquer correctement. Il faut se lancer, ne pas avoir peur d’être hésitant. Si la grande majorité des échanges sont positifs, il peut y avoir des commentaires négatifs. Si la discussion se révèle stérile, il faut cesser l’échange, tout simplement.

 

Se lancer sur les réseaux sociaux pour les structures agricoles : comment s’y préparer ?

Eric Young – journaliste et directeur du magazine Horizons (Twitter) : 10 questions à se poser avant de se lancer :

  • En quoi les autres ont besoin de ce que je vais dire ?
  • Vais-je sur les réseaux sociaux plus par nécessité ou plus par envie ?
  • Est-ce que je veux parler entre amis ou est-ce que je veux parler à des inconnus ?
  • Suis-je prêt à recevoir la réaction des autres ?
  • Suis-je prêt à accepter les codes de communication qui ne sont pas les miens ?
  • Est-ce que je fais des fautes d’orthographe ?
  • Suis-je prêt à être bienveillant (même avec les « c… ») ?
  • Suis-je prêt à collaborer ?
  • Est-ce que je sais ce que je vends ?
  • Avec quel indicateur vais-je me juger ?

 

Il faut prendre ce schéma comme un plan de métro : on peut entamer sa réflexion à n’importe quelle station et évoluer le long des directions que représente le schéma.

 

Thierry Malagrava, directeur d’iTerroir (Site Internet) : Le site iTerroir est l’équivalent d’un Marmiton breton. Nous proposons 20 000 recettes de cuisine, alimentées également par des blogueuses culinaires qui utilisent la plate-forme pour communiquer. Nous parlons de l’origine des produits. C’est un bon espace pour contextualiser l’origine des produits que les gens consomment.

 

À l’étranger, des agriculteurs déjà connectés avec leurs concitoyens

Natacha Lagarde, agricultrice canadienne (Twitter, site Internet) : Natacha est agricultrice ambassadrice pour l’association Agriculture plus que jamais (équivalent d’Agriculteurs de Bretagne au Canada). Elle a cofondé AgriMom pour que les femmes puissent témoigner de leur vie à la ferme. Deux mots-clés très importants pour elle : Authenticité et partage. Il faut pouvoir se détacher des quelques remarques négatives et continuer de parler positivement. Toujours rester diplomate pour ne pas détruire ce que l’on a construit en amont.

Caroline Van Der Plas, représentante agricole hollandaise (Twitter personnel, Twitter Boerburgertweet, Facebook Boerburgertweet) : Chaque semaine, sur Boerburgertweet un agriculteur hollandais filme et photographie sa ferme. La semaine suivante, une autre personne prend la relève. Les agriculteurs hollandais veulent communiquer ; ils transmettent à Caroline ce qu’ils souhaitent publier. C’est aux agriculteurs de prendre la parole, sinon d’autres vont le faire et ce ne sera pas forcément la vérité. Les réactions citoyennes sont très positives. Encore une fois, il faut choisir ses mots pour être compris du grand public. Le collectif est important pour raconter une histoire, montrer ce pour quoi nous sommes fiers de faire ce métier

 

Pour aller plus loin :

Désormais, pour communiquer positivement sur votre ferme, vos animaux et vos pratiques, utilisez #agribretagne !