Famille Renaud

Famille Renaud
Eleveurs laitiers
Bains-sur-Oust

Au cœur du GAEC de la Pilais – La force d’une transmission familiale

À Bain-sur-Oust, la famille Renaud incarne la vitalité de l’agriculture bretonne. Installé depuis 1985 sur les terres de ses parents, Philippe Renaud a su transformer la ferme familiale en un modèle de collaboration collective. Aujourd’hui organisé en GAEC (Groupement Agricole d’Exploitation en Commun), le domaine de 170 hectares voit collaborer deux générations.

Le reportage nous emmène à la rencontre de chaque membre de l’équipe :

  • Philippe et Nathalie assurent l’alimentation des bêtes et les soins aux jeunes animaux.
  • Maxime, arrivé en 2012, gère l’atelier porcin et l’unité de méthanisation.
  • Benjamin, installé en 2019, apporte son expertise sur le suivi génétique et la reproduction du troupeau de 150 vaches laitières.

Cette dernière activité, souvent méconnue, permet de valoriser les déchets de la ferme pour produire de l’énergie, inscrivant le GAEC de la Pilais dans une démarche de développement durable. Avec une production annuelle de 1 600 000 litres de lait, la famille Renaud prouve que l’agriculture de demain se conjugue au présent, entre tradition familiale et innovation technologique.

La méthanisation au GAEC de la Pilais – Quand l’agriculture produit l’énergie de demain

Depuis décembre 2025, le paysage énergétique de Bain-sur-Oust compte un nouvel acteur : le GAEC de la Pilais. Après un an et demi de travaux, la ferme a commencé l’injection de biométhane directement dans le réseau de gaz de ville (GRDF).

Comment ça marche ? L’unité de méthanisation fonctionne sur le principe de la fermentation anaérobie. Dans un immense digesteur, des micro-organismes (similaires à ceux présents dans la panse d’une vache) décomposent la matière organique pendant un cycle de 42 jours. La recette ? Un mélange précis de matières solides (fumier, ensilage d’herbe et de maïs) et de matières liquides (lisier de bovin et de porc).

Un modèle d’économie circulaire Au-delà de la production d’énergie — équivalente à un plein de voiture par heure — ce système permet de boucler le cycle agronomique. Le résidu de la fermentation, appelé digestat, est utilisé pour fertiliser les 170 hectares de la ferme. Plus concentré, mieux équilibré et surtout beaucoup moins odorant que le lisier brut, il nourrit les cultures qui serviront, à leur tour, à l’alimentation du bétail.

Ce projet illustre parfaitement la double mission des agriculteurs d’aujourd’hui : nourrir la population tout en contribuant activement à l’autonomie énergétique du territoire.

Bien-être et Haute Technologie au GAEC de la Pilais

Pour ce troisième volet de notre série, nous pénétrons dans la stabulation (le bâtiment de logement des animaux) de la famille Renaud. Ici, 130 vaches de race Prim’Holstein bénéficient d’installations de pointe conçues pour leur confort et leur santé.

L’innovation au service du confort thermique 

Le point fort de cette installation réside dans ses logettes paillées équipées de matelas à eau. Ce dispositif ne se contente pas d’offrir un couchage souple : il fait office de climatisation. En absorbant la chaleur corporelle importante produite par les vaches, le système permet de rafraîchir les animaux tout en récupérant cette énergie calorifique pour chauffer l’unité de méthanisation voisine. Un échange thermique ingénieux et durable.

La précision du robot de traite 

Le suivi du troupeau est assuré par deux robots de traite. Les vaches s’y présentent librement environ trois fois par jour, permettant d’atteindre une production moyenne de 43 kg de lait par animal. Cette technologie permet à l’éleveur de se concentrer sur l’observation et le soin, plutôt que sur la tâche répétitive de la traite manuelle.

La nurserie : une attention de chaque instant 

Le reportage met également en lumière le soin méticuleux apporté aux veaux. Dès la naissance, la priorité est donnée à l’ingestion du colostrum, ce premier lait indispensable qui transmet les anticorps nécessaires à leur système immunitaire fragile. Logés en niches individuelles pour éviter les propagations de maladies et équipés de manteaux pour les protéger des courants d’air, les veaux bénéficient d’une alimentation fibreuse fabriquée directement sur place (paille, céréales et minéraux). Cette diète spécifique favorise une rumination précoce et une croissance optimale pour un premier vêlage à 24 mois.