Amandine Haigron
La passion du terroir de génération en génération
Sur la commune de Bais, en Ille-et-Vilaine, le GAEC de la Gaudinière est bien plus qu’une simple unité de production : c’est un héritage. Amandine Haigron, installée depuis 2017 aux côtés de son mari Fabien, représente la quatrième génération à veiller sur ces terres. Accompagnés de Dorian, leur salarié, ils gèrent un écosystème agricole diversifié et tourné vers l’avenir.
Une diversité de productions
La structure repose sur deux piliers principaux. D’un côté, la production laitière avec un troupeau de 100 vaches Holstein et autant de génisses, nourries grâce aux 135 hectares de l’exploitation (herbe, maïs, céréales, colza). De l’autre, un atelier volaille dynamique dirigé par Amandine. Poulets, poules pondeuses, pintades et poulardes de Noël y sont élevés avec soin pour être proposés en vente directe, sous forme de viande fraîche ou de produits transformés (rillettes, bolognaise de volaille).
Le choix du pâturage et de la proximité
Malgré l’agrandissement régulier du troupeau, Amandine et Fabien restent attachés au pâturage. D’avril à novembre, les vaches disposent d’un accès libre aux prairies entourant la stabulation (le bâtiment principal), leur permettant d’évoluer à leur rythme entre l’intérieur et l’extérieur.
L’agriculture, une histoire de famille
Au GAEC de la Gaudinière, la vie professionnelle ne s’arrête pas à la barrière des champs. Parents de quatre jeunes enfants, Amandine et Fabien incarnent cette nouvelle génération d’agriculteurs qui jonglent quotidiennement entre les impératifs de la production et une vie de famille intense. Une démonstration inspirante d’un métier qui est, avant tout, un mode de vie.
Le choix du plein air et de la qualité
L’histoire d’Amandine Haigron est celle d’une transformation profonde de son métier. Lors de son installation en 2017, la ferme disposait d’un grand bâtiment de 800 m² abritant 12 000 poulettes prêtes à pondre. Soucieuse de donner un nouveau sens à son activité et de privilégier le contact avec le consommateur, Amandine a pris la décision de stopper cette production d’envergure pour se réorienter vers la volaille de chair en vente directe.
Une structure à taille humaine pour le bien-être animal
Aujourd’hui, la ferme abrite deux petits abris de 30 m² entourés d’un vaste parcours herbeux de 3 000 m². Les volailles peuvent y exprimer librement leurs comportements naturels : gratter le sol, rechercher des insectes et consommer de l’herbe fraîche. Amandine a sélectionné des races rustiques comme le poulet cou nu, particulièrement adapté à la vie en extérieur. La gamme s’étend des poules pondeuses (rousses, grises, noires) aux volailles festives pour la fin d’année.
L’autonomie alimentaire en ligne de mire
La qualité des produits passe d’abord par l’auge. Si l’alimentation de base provient d’un partenaire local, Amandine personnalise la finition de ses poulets en y intégrant le blé récolté sur ses terres ainsi que le lait produit par le troupeau laitier de la ferme, une méthode traditionnelle garantissant une viande particulièrement tendre. Avec des ventes planifiées tous les deux mois et une gamme de conserves (rillettes et bolognaises de volaille) disponible en continu, le GAEC de la Gaudinière prépare déjà sa prochaine étape : la fabrication de son propre aliment à la ferme et l’ouverture d’un magasin de producteurs.
L’efficacité au service du troupeau laitier
Le bâtiment laitier du GAEC de la Gaudinière, opérationnel depuis 2018, a été conçu pour allier confort animal et efficacité de travail. Amandine Haigron et son équipe y gèrent un troupeau de 100 vaches Prim’Holstein, complété par un effectif de génisses dédié au renouvellement de l’effectif.
Une organisation de traite fluide et maîtrisée
Pour la collecte du lait, les éleveurs ont choisi une salle de traite de 2×12 places en simple équipement. Dans cette configuration, les griffes de traite sont partagées entre les deux quais. Cette méthode permet d’instaurer un flux de travail continu : tandis que le lait est récolté sur un premier groupe de 12 vaches, l’éleveur peut se consacrer à la préparation (nettoyage et stimulation) des 12 vaches situées sur le quai opposé. Ce rythme biquotidien, à 6h00 et 17h00, garantit un suivi individuel de chaque animal.
La génétique : un moteur pour l’équipe
Au-delà de la production laitière, le GAEC de la Gaudinière se distingue par un travail poussé sur la génétique. Fabien et Dorian, passionnés par la sélection, ont à cœur de faire progresser la qualité du troupeau, une rigueur qui les a menés jusqu’au concours départemental de la Foire internationale de Rennes. Cette recherche de l’excellence s’accompagne d’une attention toute particulière portée au renouvellement du troupeau, où les génisses sont élevées avec soin pour devenir les futures forces productives de la ferme.